Les pierres fines : pas si éthiques !

Nous proposons dans nos kits une pierre fine pour accompagner chaque rituel. Un petit talisman, un objet à garder dans sa poche après le rituel, comme un mémento minéral, un bijou par la suite : les emplois sont multiples. L’idée est de manipuler le cabochon durant la méditation guidée, soit pour qu’il se charge de nos émotions ou intentions, soit pour que nous associons ce moment à la pierre. Gardée dans sa poche, elle nous remettra en mémoire cet instant précieux et, pour la nouvelle lune, les intentions formulées.

Sylviane parcourt les Pyrénées ariégeoises et ramasse elle-même les pierres qui affleurent sur les pentes de nos montagnes. Pas d’extraction minière mais une rencontre au hasard et un traitement absolument artisanal de chaque cabochon, qui en fait une pièce unique. Chaque pierre est choisie et polie par ses soins dans son atelier de Villargein, dans la vallée de Bethmale. C’est notre petite manière de contribuer à un changement des pratiques de consommation et d’exploitation des ressources. Une goutte d’eau, certes, mais c’est un geste de colibri !

Des romans et des films ont familiarisé le public avec le scandale des “diamants de sang” en Afrique australe, qui a amené au fameux – et imparfait – Processus de Kimberley en 2003, afin de certifier l’origine des pierres précieuses. Mais cette exploitation des humains et des ressources naturelles ne se limitent pas aux pierres les plus onéreuses, comme le rappelle l’organisation Global Witness. Les pierres fines, très utilisées en lithothérapie, sont également concernées :

  • le lapis lazuli finance les talibans en Afghanistan depuis fort longtemps (reportage ici)
  • l’exploitation effrénée du jade a provoqué un gigantesque glissement de terrain en Birmanie, dont personne n’a parlé ! (article ici)
  • les précieux minéraux de Madagascar, notamment certains gisements de labradorite, font l’objet d’une reprise en main du gouvernement pour mieux défendre les ressources du pays (article ici)
  • la tourmaline, toujours à Madagascar, fait l’objet de trafics qui accentuent les activités criminelles et rendent absolument opaque la provenance des pierres semi-précieuses (article ici)
  • l’aigue-marine connaît un trafic semblable au Mozambique, qui déséquilibre l’économie d’une province pauvre (reportage ici)

On pourrait démultiplier les exemples ! Un excellent article du blog Take it Green soulevait déjà cette question en 2019 (ici).

C’est bien simple, on ne sait JAMAIS d’où provient la pierre fine qu’on achète en lithothérapie. On a vaguement l’indication d’un pays, et encore, très rarement ! Où, quand, comment et surtout par qui cette pierre a été extraite ? Au final, nul ne le sait, d’autant plus que les pierres fines passent par des multiples intermédiaires. En l’absence de labels ou d’appellations d’origine, toute traçabilité est impossible et l’engouement actuel pour la lithothérapie risque fort d’entraîner une nouvelle exploitation des ressources et des humains, même si les exploitations des gisements de pierres fines n’atteignent jamais le gigantisme destructeur des mines d’aluminium, chrome, cuivre, fer et des terres rares !

Alors, que faire pour ne pas participer bien malgré soi à cette exploitation ?

  • acheter français, local, artisanal (en se privant évidemment de pierres plus “exotiques”)
  • s’approvisionner auprès des très rares fournisseurs qui garantissent une traçabilité et des provenances bien spécifiées
  • voire, tout simplement… ne plus acheter de pierres fines !
les pierres récoltées en Ariège par Sylviane

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